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A la fin de ce mois, aura lieu à Milan le Congrès international de la famille, mis sur pieds par le Conseil Pontifical pour la famille : moments intenses d’échanges, de témoignages, de conférences (théologie, psychologie, sociologie de la famille) au niveau de l’Eglise universelle, moments de célébration, de fête avec notre Pape Benoît XVI. Généralement, on pense que la famille est sur le point d’éclater tellement les problèmes auxquels elle doit faire face sont insurmontables : divorces, tensions, familles recomposées, familles monoparentales, violences, sans compter les problèmes économiques et la santé. J’ai été impressionné par une étude sociologique parue en Suisse en 2005. Les auteurs, sans cacher la mutation que la famille subit en ce temps, relève sa capacité d’adaptation, de créativité assez impressionnante : elle est le lieu où des liens souvent intéressants continuent de se tisser, entre parents enfants, entre frères et sœurs. Elle est un lieu d’ouverture aux autres. L’entraide, la solidarité, les intérêts communs (sports, loisirs, formation, amitié) évoluent et demeurent très dynamiques. Non, la famille n’est pas égocentrique. Etonnant enfin, malgré le lien que l’on fait spontanément entre famille et séparation-divorce, une majorité d’enfants sont élevés en famille (la leur, la plupart du temps.) J’avoue que ce regard m’a réjoui, non qu’il faille se cacher les souffrances et les échecs mais rendons grâce à Dieu de continuer à l’aimer et à la protéger. La famille ? Un bien si fragile à soigner et à protéger, oui, mais elle a encore de beaux jours devant elle.
+ Pierre Farine |